Ozac Kowal

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MessageSujet: Ozac Kowal Lun 31 Aoû - 10:58

Ozac soupire d’aise, alors qu’il est assis au bar aménagé de son vaisseau de transport. Le droïd qu’il a trouvé à bord, qui s’est présenté sous le nom de 2V-R8, vient de lui servir un verre de son whisky préféré que Skavak a eu la bonne idée de ne pas ouvrir pendant qu’il était à bord. Il laisse Corso découvrir son nouvel environnement et la jeune femme mystérieuse, Risha, semble, elle, ne pas vouloir quitter la soute où elle semble s’affairer sans interruption depuis leur départ de Coruscant.

Alors qu’ils font route dans l’hyperespace vers Taris, Ozac ne peut s’empêcher de repenser à ce qu’est devenue sa vie au cours des derniers mois.

Pour lui qui n’était qu’un simple fils d’ouvrier sur une station en orbite autour de Dromund Kaas, ce fut déjà un évènement lorsqu’il fut accepté à l’académie militaire de la flotte. Même s’il était doué, sa naissance le bloqua pour rejoindre les rangs de la chasse. Il était néanmoins heureux de piloter l’une des navettes de transport essentielles à la bonne marche de l’organisation militaire. A la signature du traité de Coruscant avec la République, les effectifs de l’armée durent cependant diminués. Encore une fois, n’étant pas protégé par sa naissance, il fut l’un des premiers mis sur la touche. Fort heureusement, ses états de service impeccables et une recommandation d’un officier, lui permirent de postuler et d’entrer comme pilote dans une entreprise de transport, Khazak Transports.

Il y passa plusieurs mois, jusqu’au jour où son capitaine lui demanda de faire route vers Kashyyyk pour charger une cargaison à destination de Dormund Kaas. Ozac se faisait, à cette occasion, une joie du voyage retour, puisqu’il pourrait en profiter pour revoir ses parents et sa sœur. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit qu’en guise de cargaison, ils devaient charger et parquer dans la soute, une centaine de Wookies ! Ozac comprit alors qu’il s’agissait d’esclaves, pris sur Kashyyyk pour en faire des travailleurs de force sur un des nombreux mondes de l’Empire Galactique.

Le chargement effectué, Ozac passa plusieurs jours, alors qu’ils étaient dans l’hyperespace en direction de Dormund Kaas, sans pouvoir trouver le sommeil. Chaque fois qu’il fermait les yeux, il avait la vision de ces Wookies, parqués comme des animaux. Mais que pouvait-il faire, lui, seul, alors que la vingtaine d’autres membres de l’équipage semblaient eux, tout à fait à l’aise avec la situation. Certains la trouvaient même amusante.

N’y tenant plus, il se décida néanmoins à tenter quelque chose. Il  provoqua une panne mécanique, faisant sortir le vaisseau de l’hyperespace. Pendant que les mécaniciens s’affairaient à identifier et réparer la panne, armé de son pistolet blaster, il passa à l’action, neutralisa deux gardes, récupéra leurs armes et ouvrit aux Wookies.  Il parvint rapidement à leur faire comprendre la situation et, s’ils durent déplorer plusieurs pertes dans leurs rangs, les membres d’équipage ne firent pas le poids face à une centaine de Wookies, dans la force de l’âge. Et les rôles furent inversés : les survivants de l’équipage dans la soute et les Wookies aux commandes du vaisseau dont Ozac assura le pilotage.

Les Wookies ne souhaitant pas retourner sur Kashyyyk, et Ozac se doutant que dans peu de temps les services de la Khazak Transports et les impériaux se mettraient à leur recherche, le vaisseau attendu à Dormund Kaas n’arrivant pas, ils décidèrent de faire route vers la bordure extérieure. Plusieurs Wookies indiquèrent qu’ils pourraient se rendre dans le territoire Hutt où ils pourraient éventuellement trouver du travail le temps de se faire oublier.

Le temps jouant en leur défaveur, ils firent route aussi vite que possible vers Hutta où ils furent arraisonnés dès leur arrivée par des hommes au service de Nemro le Hutt. Ce dernier, après d’âpres négociations, accepta, en échange du vaisseau de la Khazak Transports et de sa cargaison de prisonniers impériaux, de transporter les Wookies qui le désiraient jusqu’à la lune de Nar Shaddaa et de fournir à Ozac, un cargo léger d’occasion. Ce dernier était en assez mauvais état et un des Wookies s’y connaissant en mécanique souhaita rester avec Ozac pour l’aider à le remettre en état. Quand il put reprendre son vol, ils le baptisèrent « le Phénix, » qui, grâce aux bons soins du Wookie, était re-né de ses cendres.

Pendant ce séjour sur Hutta, Ozac se lia d’amitié avec un chasseur de primes, Wovca, et se perfectionna grâce à lui, dans l’utilisation des pistolets blasters, avant de reprendre les commandes du Phénix. Nemro, à ce titre, le mit en contact avec un client pour une livraison de blasters sur une planète en proie à la guerre civile, Ord Mantel…

Ses mésaventures sur cette planète n’ont fait que le conforter dans son choix de vie, celle d’un transporteur de marchandises qui doit savoir se défendre. Heureusement, il s’avère doué à la fois pour fabriquer et entretenir des blasters, mais aussi pour les utiliser.

Et c’est sur Coruscant qu’il trouva cette annonce, pour une jeune entreprise, Transport Express, qui cherche des pilotes. Après un entretien avec son président, Ozac accepta de signer un contrat d’intérimaire. Il ne peut, en effet, se résoudre à s’engager plus avant pour le moment, alors qu’il cherche encore sa place dans la République. Mais avoir quelques connaissances et à l’occasion de quoi arrondir les fins de mois est un bon début.

Présentation technique :
Classe : Franc-Tireur
Métiers : Fabricant d’armes, Récupération, Investigation

Ozac est un humain et un humaniste. S’il ne rechigne pas à gagner des crédits, il préfère le faire en respectant cette valeur et, à choisir, préfèrera un bénéfice plus faible pour aider ceux qui peuvent en avoir besoin. Bon, après, il faut bien payer les dettes, le carburant, l’entretien et les améliorations du Phénix, son vaisseau.

Présentation IRL :
Je m’appelle Jean-François, ai 40 ans, travaille dans le BTP. J’ai une assez grande expérience à la fois des JDR (ça va bientôt faire 30 ans que j’y joue, même si depuis une quinzaine d’année, c’est plutôt à l’occasion avec un groupe d’amis) et des MMORPG (une quinzaine d’années aussi, en commençant à DAOC et puis beaucoup de temps sur WOW).
Concernant SWTOR, j’y joue de manière assez irrégulière depuis sa sortie (j'ai plusieurs personnages relativement avancés : un avant-garde, un sorcier sith, un gardien). J’ai fait une très longue pause avant de créer dernièrement Ozac. Mes horaires étant particulièrement aléatoires, je vous remercie d’avoir accepté ma candidature comme intérimaire.
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MessageSujet: Re: Ozac Kowal Lun 31 Aoû - 11:16

Bienvenue à toi ! Camarade travaillant dans le BTP !
Je comprends tout à fait ce que tu as fais pour ces Wookies. Si la contrebande ne me dérange pas, nous ne faisons pas dans le transport d'esclave (et pour l'Epice ... Si je ne suis pas au courant).

Bienvenue chez nous !
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MessageSujet: Re: Ozac Kowal Lun 31 Aoû - 11:21

Bienvenue chez nous !
Je devrais en prendre de la graine, car tu nous a fait un bien joli background.
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MessageSujet: Re: Ozac Kowal Lun 31 Aoû - 13:10

Il m'avait prévenu qu'il aimait écrire des histoires, je dois reconnaitre que ce BG est vraiment bien fait. :)
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MessageSujet: Re: Ozac Kowal Lun 31 Aoû - 14:21

Si ça vous intéresse, je peux vous faire passer une histoire que j'avais écrite il y a quelques années pour présenter Kral, mon avant-garde.
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MessageSujet: Re: Ozac Kowal Lun 31 Aoû - 14:50

Une fan-fiction ? Je suis preneur !
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MessageSujet: Re: Ozac Kowal Mar 1 Sep - 8:05

Alors la voilà !

Pour le contexte, et au cas où vous le croisiez en jeu, si jamais il me prenait l'idée de le ressortir un de ces jours, ce personnage s'appelle Kral et est avant-garde. Je l'ai joué à la sortie de SWTOR avec un groupe d'amis venus de Wow, le clan Briznuk. L'idée de notre guilde était de faire, un peu comme ici d'ailleurs, une entreprise, la Briznuk Corp. La guilde existe encore, mais malheureusement, Kral est son unique et dernier membre encore actif. D'un point de vu technique, c'est un avant-garde tank, armurier, récupérateur et travail illégal (je crois, pour le dernier). Il est niveau 51 de mémoire et a surtout joué avant qu'on puisse dépasser le niveau 50...

Voici donc sa petite histoire, écrite à l'époque de sa création.


Ord Mantell aujourd’hui moins 23 jours 10h28 :
Les ordres étaient clairs. L’unité des Loups des forces spéciales de la République devait prendre position à proximité de la centrale électrique et se mettre en position de soutien pour une attaque d’un poste avancé impérial. Oui, impérial ! Là où il n’y avait normalement qu’à contrôler quelques insurgés. Comment avait-on pu en arriver là ?
L’approche en terrain accidenté était une horreur où se succédaient les chemins encaissés entre des collines abruptes. Un cas d’école où on vous dit : « ca sent l’embuscade à plein nez ! »
Alors j’avais fait ce qu’il fallait :
- Demande de bombardement d’artillerie spatiale avant entrée dans la zone
- Suivi permanent de la progression avec détection des formes de vie animées depuis les vaisseaux en orbite
Tous les signaux étaient au vert…
Alors pourquoi le scanner intégré à mon armure d’officier a-t-il relayé l’information d’une présence suspecte en tête de crête à mon implant rétinien ?
Je reboucle l’information avec le poste de commandement. L’information n’est pas confirmée, le commandant confirme l’ordre de poursuivre. Je suis réticent, lui en fait part. Il insiste. Je l’informe de ma décision d’investiguer et donne les ordres en conséquence au caporal Kruger, notre meilleur éclaireur. Le commandant me traite d’insubordination, ce n’est pas la première ni la dernière fois… Peu m’importe, je mène les Loups comme il se doit depuis la mort en opération du capitaine Faric, qui m’a tout appris. Et je ne vais pas changer pour faire plaisir à un commandant qui n’est pas là, et qui n’a pas, comme moi, l’intuition que quelque chose de pas net est en train de se produire.

Ord Mantell aujourd’hui moins 23 jours 10h31 :
Une explosion retentit, en provenance de la crête vers laquelle Kruger et un autre se sont dirigés. La voix de Kruger résonne dans mon implant auditif : « embuscade, sommes découverts, subissons feu nourri, besoin de renfort. » Il semble calme, comme il se doit du soldat d’élite qu’il est.
Le son des blasters résonne dans mon crâne par le comlink avant que les sons bien réels ne nous atteignent. Je repère la position de Kruger par le biais du radar d’armure, ses signes vitaux s’affolent, il doit être touché. Ceux de son compagnon s’éteignent. L’opposition, jusqu’alors masquée par le relief, apparaît. Ils sont nombreux, plus que nous.
Les Loups se mettent en route pour sauver les nôtres, pris sous le feu de l’ennemi.

Ord Mantell aujourd’hui moins 23 jours 10h48 :
C’est un carnage ! C’est tout un bataillon impérial qui est là ! Et depuis longtemps ! Jamais ils n’auraient dû se sortir indemnes du bombardement préalable ! Jamais ils n’auraient dû passer inaperçus à la détection depuis les vaisseaux en orbite !
Et cette saloperie de comlink qui a coupé toutes communications avec le PC !
On a déjà perdu une bonne partie de la Meute. J’ai été touché par un éclat de grenade à la joue.
Je rassemble ceux qui sont encore valides pour organiser une retraite et quitter le défilé. Kruger est là, et le sergent Sheppard, le seul qui semble encore indemne. Nos regards se croisent, on sait qu’on y restera, mais dans ce regard, on voit qu’on tombera ensemble, qu’aucun ne laissera tomber les autres. On se distribue nos dernières cellules d’énergie. Ce fut une bonne vie…

Lieu inconnu, date inconnue, heure inconnue :
Je me réveille, je sens le masque sur mon visage, le liquide visqueux sur la totalité de mon corps, j’entends des bruits qui me parviennent, étouffés – une cuve de kolto, alors je ne suis pas mort. Puis la com qui crie : « Regardez-moi ce fier louvetot ! On t’a coupé les crocs on dirait. » La voix est moqueuse, l’accent impérial, j’en suis sûr.
J’ouvre lentement les yeux, et fixe mon regard sur celui qui prononçait ces mots, un zabrak. Il soutient mon regard quelques secondes avant de s’en détourner. « Il est réveillé, Seigneur. Vous allez pouvoir vous amuser avec. »
Mon regard se porte alors vers un homme de petite taille. Je remarque immédiatement le sabre laser qu’il porte à son côté. Un sith certainement. Ca ne me dit rien qui vaille, enfin pour être clair, je sais bien ce qui m’attend. Je me recentre sur moi-même, comme j’y ai été formé, reforge ma volonté. Je vais mourir, qu’il fasse ce qu’il veut de moi, je ne craquerai pas…
Je sens comme un insecte qui veut s’insinuer dans mon esprit. J’ai été formé à leurs tactiques, et je le repousse une fois, deux fois.
« Tu te fatigueras plus vite que moi, mon petit, et alors, tu deviendras ma marionnette, mon jouet pour infiltrer l’armée de la République. Et n’oublie pas, tu ne leur dois à rien à eux, qui t’ont trahi. Regarde. »
Il me passe alors un holo d’une communication entre lui-même et le commandant de la base. Ils mettent au point les détails de l’embuscade des Loups, tout ça pour quoi ? Une poignée de crédits ! La vie de la Meute toute entière pour une poignée de crédits ? J’enrage !
« Voilà une émotion que j’aime, mon petit. Laisse-moi t’aider à te venger d’eux. Ouvre la vanne. »
Le zabrak s’exécute, une idée folle germe dans mon esprit. Oui j’aurais ma vengeance, mais sans toi, ça c’est sûr.
La cuve s’ouvre.
Je n’ai jamais été bon comédien, mais ils mordent à l’hameçon lorsque je m’effondre au sol à l’ouverture de la cuve. Le zabrak s’approche pour me secouer un peu, je ne bronche pas. Je sens qu’il se tourne vers l’autre qui lui demande de me relever, de m’assoir, et d’aller chercher un médecin pour s’assurer que je vais bien. Je sens l’humain essayer de me sonder, je repousse sa présence en concentrant ma volonté. Je me nourris de mon besoin de vengeance, il sourit, satisfait. Tu ne perds rien pour attendre.
La porte s’ouvre pour laisser entrer le zabrak et un autre, le médecin je suppose. Le sith tourne la tête. J’agis.
Je saisis un scalpel sur un plateau et le lance droit sur le sith. Je le touche en pleine gorge. Son sang gicle. Les deux autres n’ont pas encore réagit que je me jette sur lui et lui brise la nuque. Le zabrak réagit alors, et veut dégainer son pistolet blaster. Il reçoit de plein fouet le corps du sith. Le pistolet tombe, je le ramasse, tire et tue le zabrak, puis pointe le canon sur le médecin.
« Un seul mot et tu les rejoins. » Il ne bronche pas.
Mon équipement est disposé dans la salle. J’assomme le médecin, m’habille, récupère mon fusil. Je télécharge rapidement dans mon implant neural le plan de la base dans laquelle j’ai été amené, l’holo-enregistrement que m’avait montré le sith, puis pose un détonateur thermal à côté du therminal. Plus qu’à trouver le chemin du retour.

Ord Mantell, astroport de la base 2 jours plus tard 16h57 :
Le PC a été livré aux séparatistes. A leur tête, il y avait un certain commandant. Il en est mort, le crâne fendu d’un coup de crosse. J’embarque les quelques hommes encore loyaux à la République dans un des vaisseaux sous les tirs ennemis. On a encore un blocus à passer avant de rejoindre l’hyperespace, mais c’est notre seule chance.

Coruscant aujourd’hui moins 3 jours :
Je n’en reviens pas ! Passé en cour martiale, dégradé et renvoyé de l’armée pour avoir désobéi à mon supérieur direct en opération ! Heureusement, ils n’avaient aucune preuve que c’est moi qui l’ai tué. Ils vont en faire un héros en plus, tombé sous les coups des séparatistes. Aucune mention de l’Empire et de son influence, nulle part mention de la traitrise de celui qui avait pour devoir de protéger ses hommes. Et puis quoi encore ! Toute l’armée est corrompue et sous l’influence de l’Empire ou quoi ?
La seule chose qui me réchauffe un peu le cœur, c’est que les hommes que j’ai ramené d’Ord Mantell ont démissionné en entendant la sentence. Et on va faire quoi maintenant, je ne peux pas les laisser comme ça, sans rien. Certains ont des familles, des gens qui dépendent d’eux.
Mon regard se porte sur une petite affichette à côté de la porte d’entrée de la cantina : une offre d’emploi.
« La Briznuk Corp. Une jeune entreprise qui cherche à se renforcer et qui cherche du personnel de sécurité. Ca sonne pas mal… »
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